11.06
Nous évoquions l’opportunité d’initier une pratique de Tai Chi au long cours, notamment parce que nos contextes successifs depuis quelques temps nous en proposaient l’opportunité.
Or il s’avère que comme bon nombre de choses de nos mondes actuels, l’offre (suffisante en soi) est certes heureuse, mais elle se solderait dans l’hypothèque (la fidélité est chère), et nous met face à des recours qui nous sont irréductibles (les « contraires complémentaires » – principe taoïste – dont se nourrit le Tai Chi Chuan).
Nous ne rejoindrions pas la filiation ibérique du Tai Chi Chuan néo-zélandais de Patrick Kelly, tout simplement parce qu’elle est décalée de nos efforts jusqu’ici, et nous déporte sur des modes de confrontation marginaux, que nous avons toujours pris soin de laisser de côté jusqu’ici.
Cette soudaine privation nous confronte à nos trajets déjà accomplis (nos acquis privés peut-être), pour constater que si nos temps de crise ne cessent de surenchérir sur l’insatisfaction, nous avons tout de même acquis avec effort et réussite un certain nombre de compétences que nous devrions disons capitaliser.
Un certain nombre de corps techniques autour de la Méthode Zen Do Ken (et de l’option Bai He Gong Fa) que nous avions formalisée permettent de mieux intégrer celle-ci, qui peut constituer un pilier sur lequel pourrait s’asseoir une pratique suffisante pour tous.
Le bouddhisme Zen, le Yi Quan Nei Gong, le Tai Chi Qi Gong, sont autant d’adjacences qui nourrissent et renforcent considérablement la pratique de cette discipline résumée mais pourtant holistique du Zen Do Ken (associée au Bai He Gong Fa). Les pratiques thérapeutiques méthodiques de toucher et manipulation sur un tiers complètent la transmission d’un savoir du corps-esprit, d’un travail d’intégration entre corps et esprit.
De fait, l’échec de l’arrimage de notre trajectoire sur la filiation imposante du Taiji Quan de Cheng Man Ching / Huang Sheng Shyan / Patrick Kelly, qui semblerait avéré dès lors, nous fait confronter le seul recours de nos pratiques acquises, comme lieu de partage.
Notre appartenance à l’Association Française de Bio-Energétique (notre autonomie légale par le biais administratif de l’Association loi 1901 Zen Do Ken qui nous soutient) va précisément dans ce sens. Nous sommes dans ce cadre tenus à nos compétences acquises et reconnues, et à l’engagement de continuer de nous former et enrichir nos aptitudes.