2011
10.28

Une Salve de Vie

Nous évoquions dans un article récent la jonction assez surprenante entre notre initiative d’étudier le Tai Chi Chuan un temps via internet avec le site (et enseignant) anglais www.tai-chi-world.com, et un cours local du coté ibérique de la frontière (basque) française qui très exceptionnellement représente la même filiation internationale (basée en Nouvelle Zélande) que le cours on-line mentionné.

L’auteur du présent blog et de cette trajectoire, sur une vague de devenir à laquelle il s’adapte, pense pourtant qu’il n’est pas sûr que cela soit l’activité la plus bénéfique pour lui. Le Tai Chi Chuan, dans la filiation Cheng Man Ching / Huang Sheng Shyan / Patrick Kelly que nous rejoignons alors, serait une activité libre et socialement « passive » (intégratrice), pour de nombreuses années souvent appréciées en dizaines.

Pourtant nous avons déjà ouvert, du côté ibérique, un champ effectif (qui d’ailleurs comprend aussi une didactique minimale de Tai Chi Qi Gong) avec le Centre de formation virtuelle (on-line) Aula Zoe, dont l’enseignement est formalisé et sous tutelle, au rythme de chacun (http://aulazoe.es).

L’offre de ce Centre est plus vaste que la seule discipline que nous y approchons jusqu’ici (la technique ostéopathique cranio-sacrée), et nous pourrions compléter – multiplier nos apprentissages ciblés qui sont directement orientés vers une réalité de praticien de soin / bien-être.

Notre appartenance - dans le cadre de nos aptitudes d’arts internes (énergétiques et martiaux) et de pratiques du Zen - à l’Association Française de Bio-Energétique (AFB)  - qui suivant notre autorisation par nos enseignants nous procure un cadre de praticien vers un public dans cette condition de soin et bien-être - irait dans ce sens.

L’apprentissage du Tai Chi Chuan dans la filiation de Patrick Kelly serait un investissement global de notre vie qui se désengagerait de nos délimitations et partialités particulières, pour les fédérer dans un autre contexte, un autre devenir. Nous ne sommes pas sûrs que nous puissions nous engager, réalités notres, sur un temps suffisamment stable et durable dans une structure arrêtée.

Peut-être faut-il rester pragmatique (et bon – disons là-même) en reposant notre allant sur les formations qualifiantes (difficilement) acquises – 1/ accompagnement bouddhiste Zen, 2/ initiation Yi Quan Santé, 3/ complément de Go Chi-i – et maintenant, peu à peu et recentré, des formations énergétiques et thérapeutiques labellisées du Centre virtuel espagnol Aula Zoe ?

2011
10.17

Cours Zen On Line

Au sujet du cours on-line d’autonomie de pratique du bouddhisme zen Zen Pour Vous 

Ceux qui suivent notre parcours d’apprentissage dans les savoirs orientaux de corps-esprit savent déjà que nous avons eu recours, dans un moment fort fragile pour nous, à une formation on-line de bouddhisme Zen (http://zenpourvous.org/).

Nous avons suivi deux ans la totalité de cet enseignement qui nous donnait une maîtrise de pratique et d’accompagnement.

La dernière année, d’autres considérants sensés venir à terme se sont le long adjoints, rendant difficile notre pratique simple. Nous avions alors un peu considéré que la relation élève-professeur n’avait pas été suffisamment solide. Et pourtant ce cours a ouvert les perspectives qui jusqu’alors nous étaient refusées.

Aujourd’hui l’enseignant de ce cours, qui s’est retiré en bonne part, a bientôt 84 ans. A l’époque (2008), il en avait 80. Profondément respectueux de cette personne, approchant sa vive présence par communication virtuelle, nous étions aussi désarmés peut-être lorsque nous appréhendions la teneur physique de l’être qui nous guidait, un homme passant au large des 80 ans.

Mais de cette ambivalence, et des quelques années qui ont suivies, on peut dire que sa présence guide, même physique, était inévitable, et même la physionomie d’un homme âgé.

Dans le cadre du Zen, même une fourmi aurait cet irrémédiable, mais les fourmis n’ont pas la maîtrise du Zen.

Ce cours de Zen à distance nous a inspiré, et nous y avons tenté de rétablir les vraies obédiences et santé, pour nous réajuster dans nos pratiques, et suivre une formation on-line de Taiji trois ans plus tard, après de vrais combats d’engagement.

Certes ces choses télématiques semblant factices (et pourtant « factibles ») en sont à leur début, la santé économique de notre civilisation marche elle vers un semblant de fin (…), mais nous ne nous sommes pas trompés.

Dans les ordres de contenance et de compréhension, de nos temps et de nos pratiques, il y a bien sûr et déjà des territoires virtuels. Et tout est façon d’honorer.

2011
10.17

Connectant Ecran

Au sujet du cours on-line d’autonomie de pratique du bouddhisme zen Zen Pour Vous 

Peut-on apprendre une discipline profonde par un cours à distance via la connexion internet, ses miettes et émiettements électroniques, ces fréquences subtilement disruptives, toute cette matière orientée par la soif et le désir que l’on projette ?

A cette question, il convient d’abord de comprendre, que la disponibilité solitaire (individuelle) d’apprendre ou pratiquer au delà du court terme, suppose que l’on dispose dans sa vie terre à terre, en deçà de l’écran électronique, d’une matière de retraite, de temps et d’espace, selon laquelle l’apprentissage est possible.

Ainsi l’artifice artificiel d’internet suppose une matière d’autant plus retenue et discrète quant au spectre moyen des échanges et devoirs sociétaux qui nous oblige, et c’est là qu’un savoir peut s’entreprendre.

Certes une personne ne peut être ni un jugement propre ni un jugement réservé (dans une sphère virtuelle de communication), nous sommes le ou mieux les croisements de multiples champs d’expectatives et interprétations dans la vie sociale, et y donner une matière matérielle, c’est y trouver une santé.

Pourtant l’on considère dans notre monde occidental depuis cinq siècles (la conquête du monde) de multiples aventures, toutes au prix de la matière ou tout autant dépense qu’elles supposent. Matière géographique (performance ou long cours), matière athlétique (la rencontre des forces contraires), etc…

Or suivre un enseignement sur internet pour plusieurs mois peut être comparable à une expédition, l’on tient un cap comme sur un navire, et il faut mettre de l’ordre tout au long de notre effort, pour que celui-ci honore son cadre.

En ce sens, une e-formation, même de discipline énergétique ou de sagesse, est la tenue correcte d’un voyage, non pas vers l’externe (manger du temps et de l’espace…), mais vers l’interne (honorer les lignes de fuite qui sont des lignes de force…).

2011
10.17

Un Corps d’Effet

Au sujet du cours on-line d’autonomie de pratique du bouddhisme zen Zen Pour Vous 

Nous pouvons peut-être nous interroger sur la filiation que nous honorons lorsque notre maître ou enseignant est d’un âge ou d’une santé plus fragile que la notre, lorsqu’il n’est pas dominant dans le langage du pouvoir ou de la puissance, mais bien plus faible.

En réalité, si nous continuons de considérer les termes bouddhistes (en l’occurrence un ouvrage du maître Zen vietnamien Thich Nhat Hanh – Transformation et Guérison), la puissance est celle de la croissance en temps de croissance, de la décroissance en temps de décroissance.

Dans des temps très anciens, les sages bouddhistes allaient se recueillir de longues périodes au milieu des charniers, cimetières où les corps étaient seulement déposés pour accomplir leur destin (putréfaction).

De ces types d’expériences, le bouddhisme a fait des textes didactiques de pratique en lesquels il est préconisé de voir (concevoir) se défaire son propre corps, de le voir se décomposer.

Au lieu d’opposer le bien au mal, de façon violente ou douloureuse, cette technique a pour objet de catalyser la souffrance, de la dissoudre en lui ouvrant le chemin par la présence d’esprit.

La reconnaître et l’accompagner vers la vacuité. Soulager, non pas une raison biaise de souffrance, mais le phénomène de la souffrance lui-même.

Ainsi un maître de force physique (ou sociale) moindre, d’un grand âge ou d’un grand isolement, servirait de ligne de fuite au coeur de soi, pour consacrer sagesse (et peut-être puissance) comme un procédé de décroissance.

Nous incitant à défaire nos lieux opposés et retenus de force, la catalyse d’une faiblesse est un véhicule selon lequel nous apprenons à solidariser de nouveau les motifs de puissance de façon coordonnée, attentionnée, efficiente.

Mais ceci, même si l’on est dans le cas de la confrontation d’un tel enseignement, reste abstrait car nous avons encore des environnements concrets à notre existence individuelle.

C’est donc en fédérant nos relations de soins (entourages, dépendances), celles qui nous touchent et celles que l’on cherche encore, que l’on intègre la présence d’un maître dont l’esprit, fort d’une puissance, est avant tout celui d’une faiblesse.

2011
10.17

Voici donc les exercices d’entrainement (loosening exercices) de Huang Sheng Shyan pour la pratique du Taiji Quan. En ce qui nous concerne, ces exercices de mouvements souples, vifs et lâchés peuvent être la contrepartie du travail de zhang zhuang (posture de l’arbre) que nous avons fait pendant cinq ans.