09.08
Dans OSTEOPATHIE HARMONIQUE de Zachary Comeaux aux Editions Sully (Chap 9 – p. 131-135). Référence du livre = http://www.editions-sully.com/livre.asp?idL=137. Le livre est une démonstration d’ostéopathie et sciences dépassant nos compétences.
au sujet de « la casse »
« Les joggers et les cyclistes expérimentent naturellement la sensation et la fonction du rythme, les bébes adorent être bercés quand ils sont malheureux, nous dansons pour le plaisir et rien de cela n’est fortuit ; le rythme est omniprésent. Jusqu’aux biologistes qui admettent l’existence de rythmes circadiens et d’autres, essentiellement d’utilité fonctionnelle, y compris à l’échelle microscopique. Au niveau physiologique la respiration et la fonction cardiaque sont communément considérées comme rythmiques alors que les mouvements volontaires ou involontaires sont souvent interprétés comme le résultat de processus linéaires et séquentiels à part. Toutefois, comme nous l’avons vu dans l’exposé physiologique précédent, à un niveau microscopique, le mouvement et l’entretien de la tonicité posturale sont le reflet d’une dépolarisation-repolarisation cyclique des voies d’activation musculaire, dont le déroulement va de la milliseconde au laps de temps nécessaire à un mouvement intentionnel plus apparent. La fonction du muscle est donc également biochimiquement rythmique, car elle suit ce cycle de dépolarisation-repolarisation… » (…)
« Beaucoup d’affections corporelles résultant de traumatismes ou de tensions musculo-squelettiques entraînent une asymétrie du tonus musculaire associée à une restriction de mobilité et à un déséquilibre positionnel des structures osseuses Si, comme le laissent entendre de nombreux chercheurs, la fonction du muscle volontaire ou proprioceptif en bonne santé va de pair avec une coordination nerveuse rythmique, il semblerait logique d’approfondir la compréhension de l’arythmie associée aux syndromes douloureux musculo-squelettiques. Il semble plausible de partir de l’hypothèse que le tissu musculaire hypertonique, si souvent associé à la douleur et à la dysfonction, représente l’état de dépolarisation ryhmique d’une base modifiée sur le plan fonctionnel, une arythmie… » (…)
au sujet de « l’entraînement »
« Pour appliquer la force oscillatoire aux tissus, il est utile d’être familier avec certains concepts de base sur la propagation d’une onde dans n’importe quel medium physique, ou de se les remémorer.
Une force appliquée à un médium est dispersée sur un mode concentrique, avec le centre pour source. Les vagues se propagent jusqu’à ce qu’elles rencontrent une résistance ; la résistance due à la friction sur la distance, ou à des obstacles dans le médium, peut amortir ou diminuer l’amplitude de la vague.
Deux vagues ou plus se déplaçant dans le médium ont des effets interactifs.
Deux vagues dans un médium peuvent être synchronisées (coïncidences de leurs crêtes, de leurs creux, de leurs points de croisement) ou asynchrones. Les ondulations générées par une force rythmique créent une série de vagues (trains de vagues). Les vagues, individuelles ou sous forme de trains coïncidant les uns avec les autres et se déplaçant dans la même direction, se renforceront mutuellement et additionneront leurs amplitudes de déplacement dans le médium (interférence constructive). Les vagues ou trains de vagues coïncidant mais de directions opposées seront en concurrence et diminueront l’amplitude du déplacement composite dans le médium (interférence destructrice). Le moindre degré de différence dans les phases entraîne une interférence partielle et des effets proportionnels.
En rencontrant un médium de densité différente, la force de la vague sur la nouvelle surface sera soit transmise soit réfléchie, selon la densité relative des deux médias et l’angle d’incidence. Si elle se transmet, l’énergie de la vague s’engage dans le nouveau médium. Si elle est réfléchie, lorsqu’elle est en phase avec la vague incidente, elle la renforcera ; si la force initiale est conservée, elle se maintiendra sous la forme de ce qu’on appelle une vague stationnaire…. » (…)
« L’entraînement est le phénomène au cours duquel une vague, soit à cause de sa force soit à cause de sa persistance, fait adopter à une autre vague la fréquence et la phase de la vague initiale. Un exemple classique est la façon dont les ondes sonores provoquées par le tic-tac des pendules dans une boutique d’horloger tendront à se synchroniser sous l’influence de la pendule la plus puissante… »