2011
09.28

Un Pays-Zen

Dans ce petit film (13 mn 30), nous exposons, par le montage du film, certains aspects voilés mais puissants des pratiques sino-japonaises. Le fait qu’à travers l’immobilité, elles soient des pratiques d’intégration des lieux et des temps.

Les magnifiques paysages de Soule-Xiberoa, province la plus montagnarde du Pays Basque, en un début d’automne, sont aussi le motif de ce film.

Le film est en français / La video esta tambien en castellano / The video is also in english / Das Video ist auch in Deutsch / Hemengo filman euskara erabiltzen da.

2011
09.13

Ermitage à Soi

Depuis une dizaine d’années, l’auteur du présent blog, protégé par un statut de santé (handicap), a pu se consacrer à un projet culturel et thérapeutique de pratique des savoirs d’Extrême-Orient (martiaux, énergétiques et spirituels) dans un voyage humaniste (et mondial) sans aucune expatriation, un voyage sans partir (…), faisant de l’intégration de son propre territoire, mer et montagnes du Pays Basque français, une suffisante bascule et disposition.

Ainsi pendant une dizaine d’années, l’auteur de ce blog a résidé une dizaine de jours (pratiquement) mensuellement en territoire de montagne, aux limites les plus pyrénéennes du Pays Basque (village de Tardets), aire dont il est originaire, pour alors retrouver ses cadres familiaux et médicaux actuels sur la Côte Basque le reste du temps.

 

 

Or depuis un peu plus d’une année, il semble que cette façon de s’organiser soit dépassée par le cours de la vie qui lui aussi change, notamment en dix ans et selon des conditions (directes et indirectes) qui ne sont souvent pas à la mesure d’un seul individu, même de vraie adresse culturelle.

Ainsi depuis quelques années, la tenue (et la progression) de nos activités, relatées tout au long sur internet autour du concept dit zendoken, nous a amené à nous distinguer des rythmes et branle-bas de la vie quotidienne habituelle, et nos horaires de veille et d’oeuvre sont tant diurnes que nocturnes – 10 h du matin à 2 h du matin en gros – et nous y gagnons une fatigue reportée. D’autant, l’arrêt de toute substance toxique de loisir, tant le tabac que l’alcool parfois, nous a rendu aussi beaucoup plus sensible à l’alimentation, et tant notre sommeil que notre façon de nous nourrir demandent désormais de véritables cures d’autonomie et de correction.

La discipline du bouddhisme Zen est particulièrement bien adaptée pour recadrer un rythme de vie, même si l’épreuve peut être éprouvante, et l’exemple de notre maître de Zen, Jiun Eric Rommeluère, reconnu au plus haut niveau et s’étant reclus dans un modeste « ermitage » (un petit appartement en Province) en adhérant à un rythme de vie et de pratique discipliné, dans une solitude qu’il accepte parfois de partager avec qui sait s’annoncer, est là pour nous inciter à corriger nos contours trop douloureux ou négligés.

Notre logement personnel, jusqu’ici dans notre village d’origine de Tardets, devra être envisagé comme un lieu d’ermitage épisodique, même si nous devons changer de perspective, trouver une autre domiciliation, dans nos Pyrénées basquaises, ou ailleurs, et ce en alternance avec nos retours réguliers sur la Côte Basque.

(1) une session de Zen tôt le matin, une autre en début de soirée (2) nos pratiques chinoises de gymniques du corps dans la journée (3) l’étude des ouvrages et des cours que nous suivons sur ces sujets (4) l’entretien de notre récit d’activité sur le web – seraient les termes d’un ermitage contemporain.

A l’heure où certains vont d’un bout à l’autre du monde comme on change de pièces dans une demeure, où comme l’on allait puiser l’eau il y a cent ans, une puissante réserve nous parait vraie augure de la puissance, et de la réserve.

2011
09.13

Article Da Cheng Chuan dans Wikipedia, encyclopédie libre on-line.

(le Yi Quan nommé Da Cheng Chuan dans les années 1940 est la boxe que l’auteur du présent blog a pratiqué à peu près chaque jour depuis le milieu des années 2000)

Le Da cheng chuan (大成拳) ou Boxe du Grand Accomplissement ou Da cheng quan, est un art martial contemporain fondé dans les années 40 par le maître Wang Xiang Zhai (王薌齋). Celui-ci aurait étudié le Xing yi quan (形意拳) auprès du légendaire maître Guo Yunshen (郭雲深) avant de se perfectionner auprès de nombreux maîtres de cette école ainsi que de sa forme plus ancienne (le Xin yi quan) lors d’un voyage à travers toute la Chine qui dura plusieurs années.

Le Da Cheng Quan met en avant l’entraînement de l’esprit et de l’intention à travers l’exercice du Zhan zhuang ou « se tenir immobile comme un pieu ». Les techniques sont peu nombreuses et se travaillent en lenteur lors de l’exercice du Shi li (essayer la force). Le but de l’entraînement au Da cheng quan est de développer la force dite « hun yuan li », une force multidirectionnelle permettant des réactions spontanées lors du combat.

L’enseignement de Wang Xiang Zhai, fondateur du Da Cheng Quan, se présente en sept étapes, appelées les « sept portes du Da Cheng Quan ». Lesquelles sont :

1. Zhanzhuanggong : le travail du zhanzhuang (站樁), soit la posture dite « du pieu », également connu en occident sous le nom de « posture de l’arbre ». Cet entrainement est le plus long et le plus important. Il existe les postures symétriques, qui peuvent également être pratiquée pour le bien être, et asymétriques, lesquelles sont indispensables à l’étude de l’art martial.

2. Shili (試力) : Le travail des mouvements lents pour « tester la force ». Il s’agit dans cette étape de trouver le mouvement qui permette un grand potentiel de force à moindre effort. Cet exercice se fait en position asymétrique statique.

3. Zoubu : Le travail des déplacements. Également appelé mocabu (摩擦步), qui signifie « déplacement en friction ». C’est un travail de recherche des appuis les plus solides tout au long du déplacement en utilisant les mêmes principes que pour le shili. Par la suite ces deux étapes fusionnent et donnent le shili en déplacement.

4. Fali : Le travail de la sortie de force ou de « explosion », qui est l’application du shili à vitesse réelle.

5. Shisheng : Le travail de « tester le son ». Il s’agit dans cet exercice d’apprendre à distribuer la force dans tout le corps lors du Fali, d’unir l’intérieur et l’extérieur du corps.

6. Tuishou : Le travail de « poussées de mains » propre au Yiquan / Dachengquan. Il existe deux formes de Tuishou : à une main et à deux mains, cette dernière ressemble à la pratique du Sanshou du taijiquan.

7. Shizhan : Le travail des applications au combat et à l’auto-défense. C’est le travail des différentes techniques propre au Da Cheng Quan seul et à deux. La forme de travail à deux relevant du duanshou, le travail de contrer l’adversaire.

2011
09.13

Article Boxers (Chine) dans Wikipedia, encyclopédie libre on-line.

Poings de la justice et de la concorde

L’une des multiples bannières de commandement utilisées par les Boxers.

 

Les Poings de la justice et de la concorde (義和團) (pinyin : Yìhéquán, wade-giles : Yi Ho Quan, parfois retranscrit I Ho Ch’uan ou I-ho-kiuên, également traduit par Poings d’harmonie et de justice ou Lutteurs pour la justice et la concorde) ou la Milice de la justice et de la concorde (pinyin : Yìhétuán wade-giles : Yi Ho Tuan) étaient une société secrète chinoise, connue pour avoir déclenché l’épisode dit de la révolte des Boxers en 1899-1901. Devenue un mouvement de masse comptant entre cinquante et cent mille membres, la société mena des actions xénophobes, d’abord hostiles à la dynastie mandchoue des Qing, puis anti-occidentales, anti-japonaises et anti-chrétiennes. Le mouvement fut progressivement utilisé et canalisé par l’Empire de Chine pour lutter contre l’influence des puissances étrangères. La société secrète est surtout connue en Occident sous le nom de Boxers (en français, Boxeurs), car les membres de ses milices pratiquaient le kung fu, dit « boxe chinoise ».

La Chine a une longue tradition de sociétés secrètes. L’histoire politique de l’empire du milieu est parsemée de révoltes. Lorsqu’une crise agricole ne pouvait être gérée rapidement, des révoltes paysannes éclataient, souvent encadrées par des sectes et autres groupes clandestins.

Le mouvement des Boxers, qui s’inscrit aussi dans la tradition des sociétés secrètes en Chine, apparaît dans le Shandong au début des années 1890 et semble sortir tout droit du passé de la Chine: il descend sans doute de la rébellion des Huit Trigrammes (pinyin : Bāguà), ayant eu lieu en 1813, dû au désespoir de la masse paysanne touchée par la crise économique survenue après l’augmentation de la population.

Ce mouvement est composé de plusieurs groupes. Chaque groupe a une unité de base, le tan (aire sacrée), qui représente à la fois l’autel, le quartier général et le territoire sur lequel est exercée l’autorité. Ce groupe est mené par un chef, qui commande entre vingt-cinq et cent hommes. En ordre de bataille, les Boxers sont la plupart du temps en sous-groupes, de dix hommes environ. Il y règne une discipline très stricte, « obéissance totale au chef, interdiction d’accepter des cadeaux, de piller, de voler ou molester les simples gens, d’avoir des relations avec les femmes, de manger de la viande et de boire du thé ». Animés de superstitions, les Boxers croyaient que les pratiques rituelles des arts martiaux pouvaient leur donner des pouvoirs surhumains et les rendre invulnérables aux balles.

La composition de ce mouvement est populaire, les membres de ce groupe étant essentiellement des ouvriers agricoles, mais au fur et à mesure s’ajoutent des bateliers, des porteurs, des artisans ruinés… Les Boxers proviennent presque uniquement de la classe basse de la société chinoise. Leur position dans leurs actions est donc plus radicale, par leur statut dans la société. De plus ce mouvement fait partie de ces sectes à caractère fortement xénophobe.

Ces milices furent initialement opposées à la dynastie impériale Qing, mais leur développement dut beaucoup aux excès des missionnaires. Les membres sont adeptes de rituels, les rendant selon la tradition invincibles aux balles. La société des Boxers recrutait parmi les errants des campagnes, la plèbe urbaine, et les notables touchés par la pauvreté. Une grande partie des Boxers, hostile au début à la dynastie Qing, la dynastie des Mandchous, s’y rallient ensuite du fait de leur xénophobie croissante, et soutiennent l’impératrice douairière Cixi, elle-même hostile aux étrangers.

En mars 1898, les Boxers commencèrent à prêcher ouvertement dans les rues sous le slogan « Renversons les Qing, détruisons les étrangers ».

Après un dernier accrochage avec les troupes impériales en octobre 1899, l’activité des Boxers se concentra contre les missionnaires et leurs convertis, considérés comme des agents à la solde des « diables étrangers ». Les autorités chinoises se divisèrent au sujet du mouvement, mais les éléments les plus conservateurs de la cour leur apportèrent leur soutien et le Prince Duan organisa une rencontre entre l’impératrice douairière Cixi et Cao Futian, l’un des chefs Boxers de Tianjin.

Début juin, près de 450 hommes de troupes occidentaux pénétrèrent dans la capitale chinoise pour protéger les délégations étrangères. La révolte atteignit son paroxysme : les insurgés étaient désormais soutenus par des éléments de l’armée et changent leur slogan en « Soutenons les Qing, détruisons les étrangers ».

Les Boxers menèrent des actions sanglantes contre les étrangers et les chinois chrétiens, commettant de nombreux meurtres. A Pékin, les groupes de Boxers furent placés officiellement sous le commandement de membres de la cour comme le Prince Duan. L’assassinat du ministre japonais Sugiyama le 10 juin 1900, puis du baron allemand von Ketteler le 20 juin, mirent le feu aux poudres, l’épisode culminant par le siège des légations étrangères (épisode dit des 55 jours de Pékin) et le conflit ouvert entre l’Alliance des huit nations d’une part, les Boxers et l’armée impériale chinoise de l’autre. Les Boxers, qui affrontaient souvent à l’arme blanche des troupes régulières munies d’armes à feu, furent anéantis lors du conflit. Sur ordre de l’impératrice Cixi qui souhaitait apaiser les puissances étrangères, les troupes impériales chinoises participèrent à la répression du mouvement.

La révolte des Boxers est évoquée au cinéma dans les films Les 55 jours de Pékin, de Nicholas Ray (États-Unis, 1963) et La Colère des Boxers (ou La Révolte des Boxers), de Chang Cheh (Hong Kong / Taïwan, 1976). Ce dernier film, raconté d’un point de vue chinois, dépeint avec sympathie les motivations nationalistes des Boxers, mais représente leurs chefs comme des charlatans, prêts à envoyer leurs troupes à la mort.

2011
09.12

Extrait de Tai Chi Chuan (histoire) dans Wikipedia, encyclopédie libre on-line.

« … Les premiers philosophes taoïstes comme Lao Zi (vers 500 av. J.-C.) pratiquaient une série d’activités physiques très proches du tai-chi-chuan, sous la dénomination wu-wei-wu, « agir-sans-agir ». On peut lire au chapitre 69 du Tao-te-king: « On dit justement qu’il marche sans voyager, qu’il résiste sans (se servir de) bras, qu’il projette un adversaire absent, qu’il tient sans soldats. » C’est ce mélange de philosophie et de techniques physiques, qui rendent ces premiers textes taoïstes si étranges aux Occidentaux.

Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine du tai-chi-chuan en tant que tel :

Le mythe de Zhang Sanfeng

La tradition attribue l’invention du tai-chi-chuan au taoïste semi-légendaire Zhang Sanfeng, vers le début de la dynastie Ming (XIII-XIV èmes siècle). Il est écrit dans le Livre complet sur les exercices du tai-chi-chuan écrit par Yang Chengfu (1883-1936), que Zhang Sanfeng créa le tai-chi-chuan vers la fin de la Dynastie Song (960-1279) et l’a transmis à Wang Zongyue, Chen Zhoutong, Zhang Songxi et Jiang Fa. Encore plus tôt, Li Yishe (1832-1891) écrivit dans sa Brève introduction sur le tai-chi-chuan : « Le tai-chi-chuan fut fondé par Zhang Sanfeng des Song. » Zhang créa l’école intérieure (内家 nèijiā)par un syncrétisme néo-confucianiste des arts martiaux du bouddhisme Chan du monastère Shaolin et de sa maîtrise du daoyin (neigong 内功) taoiste. Il s’est installé dans le temple de Wudang shan, province de Hubei, pour enseigner sa discipline.

À partir des années 1930, Tang Hao, pionnier des recherches historiques sur les arts martiaux, a soutenu l’absence de fondements historiques de la création du Tai-chi-chuan par Zhang Sanfeng. Ses conclusions furent reprises à la même époque par Xu Jedon, et sont encore validées de nos jours par les recherches historiques contemporaines.

L’hypothèse de Wang Zongyue

Wang Zongyue qui aurait vécu sous la dynastie Qing (1644-1911) occupe une place importante dans l’histoire du tai-chi-chuan et son rôle a été reconnu par les maîtres des différentes époques. Son livre A propos du tai-chi-chuan a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette boxe.

Selon le Manuel de Taijiquan (太極拳譜) de Shen Shou (沈壽), publié en 1991 par l’Association chinoise de wushu, le créateur du tai-chi-chuan serait Wang Zongyue. Celui-ci aurait pour la première fois exposé la théorie et les techniques du tai-chi-chuan de manière systématique. Il est consigné dans des documents que Wang Zongyue transmit le tai-chi-chuan à Jiang Fa et ce dernier le transmit à Chen Changxing, habitant du village de Chenjiagou.

L’hypothèse du village de Chenjiagou

L’appellation de cette boxe sous le vocable de « taiji quan » (boxe du faîte suprême) apparaît avec Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). (Les) représentants (de cette thèse) sont Tang Hao et Gu Liuxin, chercheurs de l’histoire du Wushu.

M. Tang a tiré cette conclusion à la suite des investigations qu’il a menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était « Maître de boxe de style Chen et fondateur du jeu de l’épée et de la lance ».

Les différentes écoles contemporaines de tai-chi-chuan (Yang, Wu, Sun) sont originaires ou héritières de la boxe de style Chen bien que les principes de cette boxe soient bien antérieurs (ceci pour dire que cette boxe existait avant qu’elle prenne le nom de taï-chi-chuan).

Un autre registre aurait été découvert très récemment, qui démontrerait que le lieu originel du taichi ne serait pas le village de Chenjiagou, mais plutôt Tang Cun (Henan), village de la famille Li… »