2011
08.03

Une Pratique Vide

Aube Bouddhiste | 01 juin 2011

« 25. La nature propre embrasse les dix mille choses; de là, sa grandeur. Les dix mille choses forment ensemble la nature propre. Quels que soient les humains et non-humains, qu’ils soient bons ou mauvais, les choses bonnes ou mauvaises qui s’offrent à votre vue, n’y renoncez pas !  Ne soyez ni souillés ni ne vous y attachez à l’image du vide spatial. Voilà ce qui est nommé grand et qui constitue la haute pratique. La bouche de l’aveuglé récite; l’esprit du sage s’exerce à la pratique. Il y a en outre des êtres aveuglés qui vident leur esprit au point de ne plus penser à rien et appellent cela « grand ». Cela aussi n’est pas vrai. La capacité de l’esprit est immense, mais ce serait petit que de ne point l’astreindre à la pratique. Ne prêchez pas le vide sans vous exercer à cette pratique ! Sinon vous ne seriez pas mes disciples. »

HUINENG (638 – 713) / sixième patriarche (chinois) du Zen (Ch’an)

Sûtra de la plate-forme / Librairie You-Feng, Editeur – Paris

Les commentaires sont fermés