08.03
Savoir du Tai Chi | 03 juin 2011
Le Tai Chi semble être l’art qui évide la force et la tension qui l’entourent et l’atteignent.
L’ARC DE VIE
Pratiqué le plus souvent comme une discipline d’entretien au fil des jours et des circonstances courantes, l’on peut concevoir pour autant qu’il consacre une violence potentielle comparable à l’Aïkido, dont on connait les impacts spectaculaires, et qui lui aussi (en l’espace d’une génération) est passé d’un contexte de guerre à un contexte de seule harmonie.
Le Tai Chi que nous abordons dans notre e-formation anglaise (après une dizaine d’années de pratique d’arts martiaux dont quatre de pratique en solo) aborde l’élasticité du corps, son ressort contenu, sa vigueur comprise, en composant par étapes l’inertie de l’effort, centré sur le centre du corps.
Travail d’inerties lentes (et non pas posturales) et surtout internes (contre-force).
LACHER LA FORCE
D’autre part, l’aspect gymnastique (Qi Gong) du Tai Chi est structuré sur le rapport entre le vide et le plein, la matière du corps massive.
Selon des distances de corps et d’approche, il s’agit de relacher (en adhérant) et sa force et celle du partenaire / adversaire, jusqu’à l’axe central de la colonne vertébrale, qui doit jouer le rôle d’un manche de fouet.
Le fouet, l’effort réfléchi, ne claque que lorsque la tension des forces ne peut plus être évitée ou défaite. Il va de soi que la plupart du temps nous ne défaisons les violences qu’en nous défaisant nous-même d’autant…
Reste que cela est bien la Voie (air en air, eau en eau), et qu’il faut apprendre (pouce par pouce, livre par livre) à défaire la force du contexte (l’adverse) là où elle est érigée / affirmée, de façon à rester soi-même centré / en santé (être en vie est être vainqueur).