2011
08.03

Raison de Devenir | 02 juin 2011

La discipline que nous avons menée ou suivie de notre solitude ces dernières rudes années est celle du YI QUAN, boxe interne chinoise du XXème siècle, dans sa version naturaliste, celle qui pour partenaire tant qu’adversaire, confronte les conditions de nature et de climat dans tous leurs atours.

Le Professeur Herrigel, citoyen allemand et enseignant d’université au Japon dans les années 1950, témoigne dans son approche du Zen (alors très hermétique - nippon) par le détour de la Voie du Tir à l’Arc (Kyudo), que les seuils de pratique épuisent les motifs et raisons de progrès, et de cet épuisement, libèrent et sautent / passent à une maitrise supérieure, sans lien de continuité avec l’adresse détenue antérieure.

Nagarjuna, philosophe bouddhiste indien du Véhicule de la Grandeur (mahayana) au IIème siècle, parle lui de la pousse (de plante) dans son temps de pousse (qui est autant croissance qu’alors décroissance), pour signifier que le temps réel n’existe qu’une fois, le dire étant déjà trop tard, le corps retenu étant son avant, l’esprit projeté son après, et ceux-ci n’existant pas dans le propre temps de vie - allant.

Avons-nous raison de céder notre combat tenu de pratique de YI QUAN dans ces trois branches-ci que sont le TAI CHI moderne, la BIO-THERAPEUTIQUE européenne, et le ZEN occidental ?

L’espace du non est l’espace du nom. Le oui, entre tous objets, est le reste.

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