2011
08.03

La Foudre-Diamant

La Foudre-Diamant | 03 juillet 2011

Notre maître de Zen, Jiun Eric Rommeluère, a publié dans son blog un article qui nous parait très à propos quant aux difficultés que nous rencontrons à asseoir une pratique posée depuis quelques mois. Le bouddhisme distingue trois grandes « confessions » qu’il nomme chacune « Véhicule ».

La première, qui était donc première, était la matrice historique (pendant mille ans) et n’avait donc pas de nom. Elle a été nommée « HINAYANA » ou « Petit Véhicule », puisqu’à l’image du Bouddha lui-même, il est considéré que toutes les contingences se nouent en chaque lieu et donc en soi, et donc se libérer n’a pas besoin de spéculation outre l’effacement.

La seconde, qui a nommé la première, et est une sorte de schisme (les trois Véhicules et les différentes écoles cohabitaient dans de véhéments débats mais semble t’il avec tolérance), est le MAHAYANA ou Grand Véhicule. Cette fois, le polissage du soi par l’ascèse et l’attention n’est plus suffisant, on l’accuse d’éviter la propre vocation du bouddhisme, qui, à travers une libération, est aussi un salut.

Et pour contrefaire à ce bouddhisme dit fuyant dans les angles du devenir et de façon conventionnelle, une vocation salvatrice et héroïque va être révélée / avancée, celle des BODHISATVA, êtres mi-réels mi-magiques de la Sainteté Bouddhique. Ils n’auront pas pour tâche de troner comme des êtres suprêmes mais de ré-investir la vie de leur Grande Libération, pour manifester et se manifester dans les moindres interstices du devenir compris, du devenir fatal.

Le Mahayana se développe à partir du début de notre ère, en Inde d’abord, cohabitant avec le Hinayana. Il trouvera une aire de prédilection en Extrême-Orient, par la Route de la Soie (Karakoram – nord de l’Himalaya).

Enfin assez tardivement, à partir du VIIème – VIIIème siècle, faisant école de l’expérience magico-religieuse de grands YOGIs (maîtres de yoga) du nord de l’Inde, mais l’adaptant de façon distinguée aux corpus et textes bouddhiques, le VAJRAYANA se développera sur l’ensemble de l’aire bouddhique, de l’Afghanistan à la Birmanie, du Sud de l’Inde au Tibet, tant aux bornes des espaces sauvages que dans les plus doctes universités.

Les invasions arabes à partir du Xème siècle, qui détruiront (et tueront dans) tous les centres religieux bouddhiques, font que le Tibet, protégé par les inaccessibles montagnes, compilera l’ensemble des savoirs indiens qui eux seront détruits (le bouddhisme disparait d’Inde – sauf Ceylan). Le Tibet transcrira toute l’histoire bouddhique dans ce creuset ultime qu’est le VAJRAYANA, le Véhicule du Diamant.

Voici donc l’article de notre maître Zen (France-Japon) au XXIème siècle:

http://zen.viabloga.com/news/la-voie-de-l-eclat


Les commentaires sont fermés