08.03
Former la Vie | 05 juillet 2011
D’après le cours du Centre Européen de Naturopathie Holistique (Jura – France).
La naturopathie avance dans les articulations de son savoir, entre autant d’autres éléments structurels et novateurs des sciences de la vie, un élément fondamental de l’intelligence vitale. Si un discours, un exposé, une analyse, déploient leurs raisons comme des enchainements et implications (distingués et distincts), et dotés d’un sens (directif) propre, la vie elle n’est pas un langage à l’écart, mais le récit en acte et en volume de l’existence. Elle n’existe pas sur un plan d’évocation seulement, comme des lettres sur une page ou des images sur un écran, mais dans la matière de l’espace tridimensionnel.
Dans l’alchimie naturelle de la vie (la biologie tout simplement), l’un des éléments primordiaux du véhicule de la vie, qui en est une matière en propre, sont les protéines, pour deux raisons d’emblée. D’abord car à leur origine et lors de leur conception il y a la transcription forte des considérants génétiques de chaque être et cela à deux niveaux, les gênes effecteurs vont déterminer les choses possibles de leur code, et les gênes régulateurs vont entretenir et formater les aspects des gênes effecteurs. Importance vitale première par ailleurs parce que les protéines constituent l’élément constituant de la matière biologique, tant en tant que matière (tissus), que catalyse (enzymes), et régulation (hormones).
Or la naturopathie explique que les protéines ne transcrivent pas les gênes et leur propre fonction comme un récit (d’origine tiers et de destinée tiers), mais comme la propre matière de la vie, en s’impliquant à travers des formes en temps réel dans l’espace tridimensionnel, formes en devenir qui sont donc leur transcription. Les protéines existent en tant qu’être étant.
Plus précisément on distingue trois (ou quatre) structures à une protéine. La structure primaire est l’agencement unique de la chaine d’acides aminés (il en existe vingt) que sont toutes les proteines. Sa transcription (son plan) peut être considérée comme une écriture. Mais en réalité cette écriture existe dans une structure secondaire qui peut être (a) en hélice (b) en feuillets pliés, car la chaine d’acides aminés ploie et se recoupe (coudes et replis) en certaines articulations, la stabilité étant assurée par la liaison hydrogène, la plus simple, la plus courante, et la plus maléable. Cette structure secondaire existe déjà dans le plan spatial (à trois dimensions) comme plan vital d’existence. Enfin, structure tertiaire, les protéines existent, toujours « en live » (trois dimensions), et la forme enroulée droite (en hélice ou en feuillets) se boule encore (figuration de l’espace) d’une forme singulière (globulaire et faite d’asymétrie – ainsi dite native) pour chaque protéine qui est de ce fait capable de reconnaitre (de se rendre apte – intelligente) pour telle ou telle molécule. Marquant une résistance, seuil d’existence, le centre de la structure protéique est hydrophobe (repousse l’eau) alors que tous ses autours sont hydrophiles (véhiculent l’eau). Enfin l’on dit des protéines qu’elles ont une structure quaternaire, car elles associent aussi souvent plusieurs chaines (polypeptidiques), une protéine (agençant parmi les vingt acides aminés) pouvant avoir des centaines ou milliers de maillons.
Ainsi on a une structure intelligible et intelligente qui, de l’existence singulière et distinguée, investit l’espace et une forme de l’être en propre, le devenir étant cette forme. Peut-être comme nous dans ce blog avec nos chapitres (L’Esprit du Tai Chi, Bio-Thérapeute, L’Eclat du Zen, Côté Zen Do Ken) ?
Cela semble porteur de sens. Pourtant pour la forme acquise et arrêtée d’une protéine, sa cristalisation est aussi sa cessation… d’activité. La chouette, son grand regard, et le miroir.