08.03
En Corps Le Corps | 13 juin 2011
D’après le cours du Centre Européen de Naturopathie Holistique (Jura – France).
Le terme de Naturopathie laisse certains etymologistes interdits. Que viendrait faire le terme Pathos, qui signifie affection affectée, avec une référence fondamentale à la Nature pour Vertu ?
En réalité le terme Naturopathie a été fondé dans les pays d’Europe du Nord et surtout aux Etats-Unis. Tout comme le mot Tao (dao) chinois ou le mot Do japonais sont des termes fondamentaux qui veulent dire - dans le contexte de l’Orient - La Voie, une notion identique existe par le mot anglais Path (Voie, Mode, ...). Le mot Naturopathie vient donc de Natural Path devenu Naturo-Path, et non pas du terme grec classique Pathos (affection) si primordial dans la médecine classique occidentale.
Notre nature (notre corps) échange la vie avec ce qui l’entoure en la nourrissant.
D’une part, eau et aliments vont être traités et portés comme des nutriments (résultants) dans le sang, notre système sanguin, des artères (irrigation du corps) aux veines (drainage depuis le corps) battant tout comme notre coeur la chamade (comme une pompe), alors qu’au coeur de son dispatch les immenses multitudes de vaisseaux minuscules nommés capillaires rentrent au sein des tissus de nos chairs pour rencontrer les cellules et l’espace cellulaire.
D’autre part, ce circuit de nutrition (et d’évacuation) n’aurait pas de ressource d’énergie (et de véhicule interne), si en son coeur il n’avait pas un autre cycle qui lui répond, un autre battant, qui lui est la respiration ou oxygénation. L’absorption d’air extérieur et le renvoi de l’air intérieur, leur rythme et fréquence, est une pulsation qui, de façon complémentaire mais réfléchie, nourrit les vitalités du corps par les circulations internes.
Arrivant dans l’espace de la cellule, véritables micro-usines de nos corps, la circulation (par les capillaires qui investissent la Matrice Extra-Cellulaire) apportent les nutriments (dont les qualités de l’air respiré font partie).
Les cellules, dont l’effectivité (et le respect des codes et régulations des gènes qui déterminent toute leur production) suppose qu’elles soient autonomes, s’isolent relativement de leur contexte (par les membranes) afin de distinguer d’autant mieux l’intégration des nutriments et la production interne des éléments biologiques (protéines, enzymes, etc…) qui structurent et restructurent le corps en permanence. Biochimiquement, ce sont notamment (1) le traitement des glucides (des sucres) comme énergétique pour la cellule et (2) le transfert des protéines (et enzymes) au delà de la cellule, à travers et sur les membranes semi-perméables.
Cette activité fondamentale aux bornes de la cellule (revêtement membranaire - cell coat), lorsqu’elle rejoint la substance fondamentale, de la Matrice Extra-Cellulaire aux Tissus Conjonctifs Laches aux abords des organes, va transcrire en potentiel vibratoire (densité de trame) toute cette bio-production (selon la fréquence de l’ADN cellulaire), et va vitaliser, dans l’espace intime des tissus, ces abords de la cellule.
C’est ce que l’on nomme glycocalix, l’énergétisation des abords de la cellule (substance fondamentale), qui va fortifier (ou déficiente affaiblir) la nature cellulaire (résistance et réactivité), et qui va entrainer aussi la densité (vibratoire) des tissus conjonctifs (leur vitalité) – selon lesquels les organes et leurs biologies spécifiques seront soutenus.
Ainsi, d’une sensibilité d’abord extérieure, provenant des contextes larges de l’être (air, nourriture, cadres de résonance), la vie anime une raison dans l’espace le plus intime, par circulation et intégration interne, mais de cette intimité, elle ne se contente pas de répondre des raisons fonctionnelles, elle investit de ces même micro-réalités intimes une vitalité (une sensibilité, une intelligence) qui structure le corps, et au delà la relation aux contextes.
Voici une des clefs de la naturopathie, la co-hérence d’un circuit externe-interne.