08.31
D’après le cours du Centre de Formation Virtuelle AULA ZOE (Pays Valencien – Espagne).
Lorsque l’on approche la technique cranio-sacrée, ostéopathie de Sutherland, l’on commence par apprendre qu’il y a trois parties dans les méninges qui entourent le canal médullaire du cerveau à la colonne vertébrale (jusqu’au sacrum).
Ces trois parties sont (1) la dure-mère juste sous le crane faite de tissu conjonctif dur et qui couvre le liquide céphalo-rachidien qui circule entre le cerveau et le rachis via le canal médullaire (2) le tissu conjonctif des aracnoïdes, plus interne, est plus souple et vascularisé (3) un tissu conjonctif plus interne encore, la dénommée pie-mère, plus souple encore et lieu en propre de l’irrigation sanguine.
D’une façon moins anatomique et plus physiologique, l’on apprend et expérimente que le LCR (liquide céphalo-rachidien) donne lieu à une phase emplie (flexion) et une phase vidée (extension), et que lors de la flexion le crâne s’élargit légèrement dans la largeur, alors que dans l’extension, il s’allonge dans la longueur.
Le toucher vérifie ces données, la fréquence est plus lente que le rythme sanguin ou que celui de l’oxygénation, puisque là il s’agit de 6 à 12 pulsations par minute, chaque mouvement (flexion ou extension) étant précédé d’un semblant de temps mort.
Mais le plus important est que cette fréquence (pulsation) issue du crâne suit la moelle épinière et le tissu nerveux par la colonne vertébrale (canal médullaire), et qu’elle est manifeste en fréquence lente (d’ordre interne) dans tout endroit du corps (symétrie idéale droite-gauche).
Fait majeur, la pulsation flexion-extension correspond alors à une rotation externe (renvoi de la flexion) et une rotation interne (renvoi de l’extension).
De la même façon que la pression céphalo-rachidienne dans la colonne vertébrale amène une nutation du sacrum (rotation et allongement), dans tout autre endroit du corps la fréquence céphalo-rachidienne ou respiration primaire crânienne entraine une rotation soit interne soit externe – une nutation là aussi, comme les gravitations planétaires.
Le corps se désenchaîne ainsi naturellement là où il se noue, et les traces de problèmes créent des pivots d’énergie ou de (contre-) force plus noués qu’ailleurs et qu’il s’agit de libérer.
Comme souvent, la force est le signe d’un noeud quelconque qui n’est pas sain, et l’on a tout à gagner à essayer de retrouver la souplesse.
Le corps est donc un rythme lent dont les différent lieux à la vie se nouent les uns aux autres selon de légères mais puissantes rotations qui se mobilisent en sens disons alternatif.